Jérémie Camus (à droite) a initié les élèves et leur professeure d'art plastique à la technique du « Light painting », dans les sous-sols du lycée.

Dans la presse : Les lycéens découvrent le cinéma d’animation

Le réalisateur Jérémie Camus, actuellement en résidence au lycée-collège Jean-Moulin, organise des ateliers d’initiation au cinéma d’animation.

Originaire de Toulouse, Jérémie Camus a étudié l’animation à Bruxelles et Angoulême. Auteur d’une série de courts-métrages très remarqués (1), ce jeune artiste anime régulièrement des ateliers dans différents établissements scolaires et centres culturels.
Il est accueilli cette année au lycée-collège Jean-Moulin, dans le cadre d’une résidence d’éducation artistique financée et mise en place par la Région, en collaboration avec les professeurs d’art plastique.

« C’est aussi l’idée de la transmission du savoir et de la culture en milieu rural  »

Pendant plus d’un mois, près de 60 élèves, de la 3e à la terminale, découvrent ainsi les multiples techniques du cinéma d’animation et réalisent leurs propres œuvres. Les ateliers sont menés conjointement avec d’autres établissements, notamment le lycée agricole JM Bouloux, le LP Raoul-Mortier, l’IME Les Jaumes, la Résidence Larémy (maison de retraite de Lathus) et, prochainement, la MJC Claude-Nougaro
« Nous avons choisi le thème des Chemins de vies, explique Jérémie Camus. C’est un projet intergénérationnel. Je forme les jeunes qui iront ensuite initier les résidents de l’Ehpad aux principes du cinéma d’animation. C’est aussi l’idée de la transmission du savoir et de la culture en milieu rural, auprès d’un public qui n’a pas forcément accès à l’art. Les élèves des lycées professionnel et agricole sont plus en contact avec la matière, le concret. Ceux de l’IME s’impliquent à leur manière, avec beaucoup de conviction. Tous aiment raconter des histoires et découvrir de nouvelles techniques ».

Tous les matériaux possibles et imaginables

Le cinéma d’animation utilise tous les matériaux possibles et imaginables : papiers découpés, peintures, encres, pâte à modeler, coton, sable, etc. « On peut aussi se servir de photos en prise de vue réelle, avec de vrais personnages, précise le réalisateur, ou encore de traits lumineux captés dans l’obscurité selon le procédé du «  light painting  », que nous avons expérimenté dans les sous-sols du lycée. On peut faire un petit film en une journée, il faut ensuite trouver la bande-son ».
Jérémie Camus est à Montmorillon jusqu’à la mi-février, il reviendra ensuite en avril pour la présentation des courts-métrages réalisés pendant les ateliers.

(1) notamment « Chute libre », « Bataille » (en collaboration avec Hugo Doubek), « Le passage » et autres films expérimentaux récemment présentés au Majestic

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